Le débat sur les primaires citoyennes, dans les médias, se concentre presque exclusivement sur les sondages. Problème, on ne peut qu’être dubitatif sur leur fiabilité compte-tenu de la méconnaissance du corps électoral. On ne sait pas combien d’électeurs viendront voter, leur profil, difficile d’opérer des redressements faute de scrutin de référence (comme pour les grandes élections, comme les présidentielles)… Cela s’apparente donc à la technique du doigt mouillé. Au mieux, la répétition d’une hypothèse d’un sondage à l’autre peut donner une tendance, mais quel sens lui donné à plusieurs mois de la présidentielle.
Mais on peut tout à fait imaginer que le corps électoral bougera d’un tour à l’autre. Car le plus souvent, lorsqu’on discute avec des gens, des amis, de la famille, s’ils peuvent au cours de la conversation nous dire qui aurait leur faveur, 9 fois sur 10, ils pensent que ces primaires sont réservées aux adhérents et sympathisants socialistes, et donc qu’il ne pourront y participer. C’est la principale difficulté que nous rencontrons : ce ne sont pas des primaires “socialistes”, mais “citoyennes“, ouvertes à tout ceux inscrits sur les listes électorales (et plus, voir sur le site des Primaires http://www.lesprimairescitoyennes.fr/).
C’est là un enjeu important pour nous.
Il ne s’agit pas simplement de convaincre que le candidats que nous soutenons est le meilleur, encore faut-il expliquer le processus des primaires, la démarche et donner des informations toutes simples, par exemple où se trouvent les bureaux de vote.
Avant de regarder les résultats des 6 candidats au soir du premier tour, le 9 octobre prochain chacun se concentrera sur la participation au scrutin, le nombre de votant étant déterminant pour la réussite du processus.
On peut donc imaginer qu’en fonction des résultats du premier tour et des enjeux, de nombreux électeurs supplémentaires viendront voter le dimanche suivant, le 16 octobre. Tout ça pour dire qu’il reste du travail
